2014 doit être l’année au cours de laquelle la Croatie atteint le niveau européen de lutte contre la corruption.

Au terme de cette l’année, la Croatie a montré un changement insuffisant dans sa politique de lutte contre la corruption. TIC demande davantage d’efforts de la part des institutions concernées en 2014.
Selon l’Indice de Perception de la Corruption 2013, la moyenne est de 62.6 au sein de l’Union alors qu’elle est de 48 en Croatie.


Transparency International Croatie souhaite que la Croatie soit libérée de toute forme de corruption,  TIC souhaite aussi voir de claires indications témoignant du fait que notre pays prend la bonne direction et cela serait notamment le cas si l’année prochaine la Croatie parvenait à atteindre la moyenne de l’Union européenne telle qu’énoncée précédemment.
Transparency International n’est pas seulement préoccupé par les opinions formulées par les experts mais aussi par ce que les citoyens peuvent ressentir, leurs sentiments étant reflétés par le Baromètre Global de la Corruption. Selon cette étude, les citoyens croates considèrent les partis politiques, le système judiciaire et les fonctionnaires comme étant les plus corrompus. Sur une échelle de 1 (pas corrompu) a 5 (très corrompu), les partis politiques et le système judiciaires obtiennent une note de 4, suivis par les fonctionnaires avec une notre de 3.9 puis les organes représentatifs et le secteur de la santé avec une moyenne de 3.8.


TIC ne s’attend pas à ce  qu’un grand changement s’opère du jour au lendemain mais n’est pas satisfaite de la force et de la dynamique des changements entrepris. Le point culminant a été la publication des informations témoignant du manque d’efforts de la part du Conseil National pour la surveillance de mise en œuvre de la stratégie Anti-corruption et le rapport récemment publié de la Bureau d’audits de l’Etat concernant les audits financiers des partis politiques, représentants indépendants et représentants des unités  locales et territoriales d¬’autogestion pour 2012. Cet audit a identifié des irrégularités dans un grand nombre de partis : BDSH-a, DC-a, HDZ-a, HSS-a, HSU-a, AM-a, ARS-a, BUZ-a, DSU-a, HČSP-a, HSLS-a, Hrasta i PGS-a.


Pas une seule de ces irrégularités trouvée par le Bureau d’audit de l’Etat n’a eu pour résultat d’amorcer en une réforme, aucune référence n’a été faite à une responsabilité politique ni même une mise en œuvre de poursuites pénales contre les autorités publiques responsables. A la place, le Bureau du Procureur Général a seulement traité des affaires individuellement. Cela suggère que le système de responsabilité fiscale ne fonctionne pas en pratique et qu’il y a encore un long chemin à parcourir avant que le travail des institutions publiques croates soit totalement transparent. Le fait est qu’il y a toujours une absence de réelle volonté de la part des responsables politiques -quels qu’ils soient- de mettre en œuvre le droit permettant la transparence fiscale et financière du secteur public.  Cela se retrouve notamment pas l’absence systématique de réponse de la part du Bureau d’audits de l’Etat qui devrait pourtant être le principal référent de la légalité du travail fait par le secteur public et qui est ancré dans les valeurs des démocraties des pays de l’ouest où il existe un système de responsabilité pour ce qui a trait aux fonds public et a l’argent des contribuables.


De plus, le Bureau du Commissaire pour l’information n’a pas eu de moyens financiers suffisants et n’a pas pu, par conséquent, réaliser le travail souhaité pour permettre une plus grande transparence du travail fait dans le secteur public.


Nous luttons pour l’application de la loi sur la Responsabilité fiscale mais les responsables publics continuent d’éviter de faire face à leur responsabilité pour les dépenses illégales.
Finalement, la loi sur l’accès à l’information est malheureusement aujourd‘hui perçue par le public comme une disposition permettant aux médias de pénétrer dans le travail confidentiel du secteur public et non comme un puissant instrument permettant aux citoyens et contribuables de Croatie d’obtenir pour eux-mêmes des informations sur les pratiques et le travail fait par le secteur public dans les limites prévues par la loi (un exemple de ces limites peuvent être notamment les informations dites secrètes ou confidentielles).
Tous ces éléments suggèrent que la Croatie s’écarte de ses engagements pris au moment de l’accession à l’Union européenne et notamment la transparence du secteur public.

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