Premier rapport anti-corruption de l’Union Europeenne

La Commission européenne a publié le premier rapport anti-corruption de l’Union européenne.
Ce rapport évalue en détail les bonnes et mauvaises pratiques des 28 Etats membres dans leur lutte contre la corruption. Ce rapport a été compilé par le Directeur General des Affaires intérieures et se base sur le travail réalisé par la Commission européenne lors de ces deux dernières années, ainsi que sur une évaluation indépendante réalisée par Transparency International,


Le rapport affirme qu’en raison de l’entrée de la Croatie dans l’Union européenne, un cadre légal et institutionnel a été mis en place pour lutter contre la corruption mais il y est également noté que les citoyens croates pensent que la corruption est plus répandue en Croatie –quel que soit le domaine- que ne le pensent les autres citoyens de l’Union. En moyenne, 76% des citoyens de l’UE pensent que la corruption est très présente dans leur pays. En Croatie, le pourcentage est beaucoup plus élevé. Près de 94% des citoyens croates pensent que la corruption est répandue. 4% des citoyens de l’UE, 6% des Croates, ont été l’an passé dans une situation dans laquelle ils ont eu à payer des pots-de-vin ou ont été témoins de corruption. 81% des entreprises croates pensent que la corruption constitue un obstacle à la bonne conduite de leurs affaires.


Les plus grands problèmes en Croatie sont, selon le rapport, l’absence de mise en œuvre des dispositions législatives existantes, la focalisation sur la répression plus que sur la prévention, le  népotisme dans le secteur public, le fort taux de politisation de l’administration public, les faibles standards d’intégrité dans la politique et la corruption dans les entreprises publiques et marchés publics.


La Commission propose une révision des statuts financiers et de la question des conflits d’intérêts au niveau local pour les agents du gouvernement, une plus grande professionnalisation du management, une plus grande prévention dans les entreprises publiques, une approche stratégique de la prévention de la corruption dans les procédures des marchés publics, un plus grand contrôle du secteur de la santé ainsi que parvenir à une augmentation de l’utilisation du droit à l’information. Pour le reste, la Commission européenne a seulement recommandé une plus grande protection des whistleblowers à la Croatie –personnes qui rapportent les irrégularités-. Elles bénéficient déjà d’une bonne protection dans les autres pays de l’Union.


« Le rapport anti-corruption de l’Union européenne confirme que la Croatie doit sérieusement se mettre au travail concernant la lutte contre la corruption. Ce qui est recommandé est une mise en œuvre solide et efficace des lois existant et qui empêchent toute action n’étant pas transparente ainsi que la création d’un cadre légal plus rigoureux pour la prévention des conflits d’intérêts. Jour après jours, les médias révèlent des affaires dans lesquelles le gouvernement croate a fait preuve d’une incroyable ingéniosité pour exploiter les lacunes du droit. Lors de telles affaires, la réquisition des actifs gagnés par les agents en tirant avantages des biens publics devraient être exigée ! », a déclaré la Présidente de TIC, Davorka Budimir. Elle  a également exprimé sa satisfaction quant au fait que la plupart des recommandations de la Commission européenne pour la prévention de la corruption en Croatie correspondent aux points soulignés par TIC ces dernières années. Afin de mettre un terme à la corruption en Croatie, TIC propose la création d‘un registre pour les agents publics. Ce registre, comme celui pour les Vétérans devrait contenir des informations alors publiques sur les actifs des agents ».
La corruption est un problème dans les 28 Etats membres de l’Union européenne

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