TIC à la conférence AFCOS

Les futures directions du Service de coordination antifraude, pour la protection des intérêts financiers de l’Union européenne.


«  Améliorer les mécanismes de contrôle interne à travers l’introduction de nouvelles dispositions permettant la protection des whistleblowers  au sein des autorités locales croates et des agences gérants les fonds de l’Union européenne (UE) ».


Afin de lutter et prévenir la corruption, mais aussi les irrégularités et fraudes dans la gestion des fonds de l’UE et de détecter tout acte illégal, il ne suffit pas d’évaluer les systèmes de contrôle mis en place dans les organisations gérants les fonds européens. Bien que formellement mis en place, il demeure de significatives lacunes dans les mécanismes internes de contrôle des agences croates gérant l’argent provenant des contribuables de l’Union. Il est important que nous cherchions des moyens alternatifs permettant de comprendre les lacunes qui peuvent causer ou ont causé des irrégularités ou fraudes au sein des systèmes de distribution des fonds européens.


L’une des méthodes les plus efficaces pour mettre en lumière les cas de corruption, fraudes et irrégularités est la dénonciation. Malheureusement, les whistleblowers doivent souvent faire face à des représailles qui peuvent prendre différentes formes. Ils peuvent être harcelés, virés, menacés et parfois même agressés physiquement alors que dans les faits, ils pourraient être considérés comme le meilleur mécanisme de contrôle interne.
Les agences gérants les fonds européens doivent introduire de nouvelles règles internes de protection des whistleblowers mais aussi de récompenses de ces derniers au sein de leurs organisations. De plus, un contrôle interne indépendant devrait être établi, il gèrerait les déclarations faites par les whistleblowers.


La raison pour laquelle nous mettons l’accent sur le fait que les whistleblowers sont des mécanismes internes de lutte contre la fraude est parce que le détournement des fonds de l’Union ne commence pas et ne s’achève pas avec les bénéficiaires et partenaires utilisant les fonds européens. Cela tend à contourner les individus responsables impliqués dans les autorités, agences et même bureaux de l’Union à l’étranger et qui autorisent de telles transactions.


Transparency International travaille en étroite collaboration avec les organisations de whistleblowers et d’experts légaux de toutes les régions pour mettre en œuvre et renforcer les lois de protection des whistleblowers, pour que ces lois soient mises en œuvre, pour sensibiliser le public à l’importance que revêt le fait de dénoncer tout agissement illégal, et enfin pour améliorer la vision des personnes qui mettent en jeu leur train de vie et parfois même leur vie en reportant des faits de corruption.


Transparency International Croatie est convaincue que la liberté d’expression inclut le droit de dénoncer des activités illégales – à la fois dans les institutions publiques et le secteur privé-. Au-delà de la question de ce droit fondamental, le simple fait que les personnes prennent l’initiative de divulguer des actes répréhensibles – notamment que des ressources de l’UE sont en jeu- devraient être protégés et non pas punis.


Transparency invite tous les acteurs de l’AFCOS et qui souhaitent également la protection des fonds de l’Union à soutenir l’élaboration de nouvelles lois sur les whistleblowers qui amélioreront le système de contrôle interne et encourageront les agences à les mettre en œuvre.

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